
Cette citation est tirée de l’œuvre d’Ovide, l’Art d’Aimer (initialement intitulé Le traité de l’amour) . Elle est extraite de la préface. Elle apparaît dès les premières lignes.
Ovide nous renseigne avec le verbe transitif “devoir” que, l’amour, que beaucoup de penseurs et écrivains placent au-dessus de tout, est lui-même “gouverné” par un concept le surplombant : l’art.
La gouverne. Élément majeur pour le pilotage soumise elle-même à conditions. Elles-mêmes soumises à d’autres conditions.
Il nous incombe de réfléchir à toute cette chaîne de valeurs qui font coïncider toutes les volontés dans le regard du barreur, qui lui-même aura à forcer la trajectoire du vaisseau. Réfléchir à toutes les volontés. Avec lucidité, humilité et respect.
Ami(e)s, souvenons-nous que les bateaux s’abîment plus à rester à quai, qu’en mer, et, au moment d’embarquer, rappelons-nous les paroles d’Epictète : “ne t’écarte pas beaucoup du navire, de peur de risquer de manquer à l’appel” (Manuel, VII).
Cet appel qui ne cessera de hanter Ulysse pour le ramener chez lui, et plus loin encore.
Ulysse était roi d’Ithaque.
Dans son écriture originelle, Ovide écrivait : “Arte regendus Amor” .

Ami(e)s, souvenez-vous que vous êtes attendu(e)s, faites vos exercices et restez opérationnel(le)s.
PHB.